Franche-Comté : 92 000 logements nécessaires d’ici 2050 pour répondre aux besoins de la population

En Bourgogne-Franche-Comté, les besoins en logement pourraient atteindre 92 000 logements d’ici l’horizon 2050. L’Insee et la Dreal prévoient une demande particulièrement forte autour de Besançon et le long de la frontière suisse, tandis que le vieillissement de la population et le ralentissement démographique devraient progressivement freiner les besoins après 2030.

Ce chiffre ne signifie pas que tout devra sortir de terre. Rénover, remettre des biens sur le marché et adapter l’habitat aux ménages de demain seront aussi essentiels que la construction neuve. 🏠

Franche-Comté : pourquoi les besoins en logement restent élevés jusqu’en 2050

Publiée le 15 octobre 2026, l’étude de l’Insee et de la Dreal estime à 92 000 le nombre de nouveaux logements nécessaires dans la région entre 2022 et 2050. La hausse du nombre de ménages et la réponse aux situations de mal-logement expliquent une grande partie de cette demande.

Le nombre de ménages peut augmenter même lorsque la population progresse peu : les personnes vivent plus souvent seules, les familles se séparent ou les seniors quittent un logement devenu trop grand. Résultat, il faut parfois davantage de portes d’entrée pour accueillir une population qui, elle, ne croît pas au même rythme.

Besançon et la frontière suisse, des secteurs sous pression

Les besoins ne se répartissent pas uniformément. L’étude prévoit 9 500 logements supplémentaires à Besançon d’ici 2050, tandis que la bande frontalière suisse est également identifiée comme un secteur où la demande se concentre.

Pour un ménage qui cherche à se loger près de son emploi, ces tensions sont très concrètes : elles peuvent allonger les trajets, restreindre le choix du quartier et rendre l’accès au logement plus difficile. L’aménagement du territoire doit donc rapprocher habitat, services et transports, plutôt que compter uniquement les permis de construire. 🚉

92 000 logements : ce que recouvre réellement la projection régionale

Le total régional rassemble plusieurs réalités : la création de résidences principales, les besoins liés à la mobilité résidentielle et les logements nécessaires aux personnes qui n’ont pas de logement personnel ou vivent dans des conditions indignes. Ces catégories éclairent des enjeux différents et ne doivent pas être additionnées mécaniquement.

Repère 📍Estimation de l’étudeCe que cela signifie
Besoin régional à l’horizon 2050 🏘️92 000 logementsProjection à l’échelle de la Bourgogne-Franche-Comté entre 2022 et 2050.
Résidences principales 🔑70 100Besoin estimé sur la période pour accueillir les ménages.
Logements liés à la mobilité 🚚4 400 logements vacants supplémentairesUne réserve nécessaire dans les territoires concernés pour faciliter les parcours résidentiels.
Réponse au mal-logement 🤝21 600 logements dédiésDes solutions pour les personnes sans logement personnel ou vivant dans des conditions indécentes.
Besançon 🏙️9 500 logementsBesoin projeté dans la ville d’ici 2050.

Les besoins devraient ensuite se réduire progressivement à partir de 2030, sous l’effet du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. La trajectoire reste toutefois très différente selon les territoires : une baisse régionale ne garantit pas que chaque bassin de vie connaîtra moins de tension.

Rénover et mobiliser le parc existant avant d’étendre les villes

Construire ne sera pas l’unique réponse. Selon l’étude, la remise sur le marché de logements vacants et de résidences secondaires pourrait couvrir un quart des besoins entre 2023 et 2040. Une piste qui limite aussi la consommation de terres, en cohérence avec l’objectif de zéro artificialisation nette des sols à l’horizon 2050.

Un logement vacant n’est cependant pas toujours prêt à accueillir un nouveau locataire : travaux, rénovation énergétique ou adaptation à la mobilité peuvent être nécessaires. À Besançon comme dans les petites communes, chaque remise en état réussie peut donc éviter de mobiliser un terrain supplémentaire. Pour approfondir les enjeux de rénovation, découvrez les pistes autour de la précarité énergétique en Bourgogne et les bénéfices de l’éco-habitat à Besançon.

  • 🔎 Repérer les logements vacants et comprendre pourquoi ils restent inoccupés.
  • 🛠️ Rénover le parc existant pour le rendre sain, confortable et moins énergivore.
  • 🏡 Adapter les logements aux personnes âgées, aux familles et aux ménages de petite taille.
  • 🌱 Construire avec mesure, en privilégiant les secteurs déjà desservis et les espaces urbains à transformer.

Une construction moins massive que lors des deux décennies précédentes

Les 92 000 logements projetés représentent un besoin important, mais inférieur au rythme observé entre 2000 et 2020 : 257 000 logements ont alors été mis en chantier dans la région, dont environ deux tiers de maisons individuelles. L’étude souligne donc un changement de cadence, avec des besoins appelés à se réduire plutôt qu’à croître indéfiniment.

Pour les futurs projets, l’enjeu sera de faire correspondre le type de logement aux besoins locaux : un appartement accessible près des services pour certains ménages, une maison adaptée pour d’autres. Les solutions de construction d’une maison BBC illustrent notamment comment concilier confort et performance énergétique. 🔋

Démographie et habitat : le défi sera d’ajuster l’offre au territoire

Une projection régionale donne un cap, pas une recette unique. Les communes devront tenir compte de leur démographie, de l’état du parc immobilier, des déplacements quotidiens et des possibilités de réhabilitation pour décider où construire et quels logements proposer.

Le fil directeur est simple : répondre aux besoins sans bâtir partout, ni laisser des logements existants inutilisés. D’ici 2050, la réussite dépendra autant de la qualité de l’habitat et de sa localisation que du nombre de nouvelles constructions. 🧭

Source: www.bfmtv.com