Franche-Comté : un important franchisé de KFC en difficulté, cinq établissements pourraient être concernés

Un acteur important de la franchise KFC traverse une zone de turbulences : placé en procédure de sauvegarde, ProNoïa exploite cinq restaurants en Franche-Comté. La décision ouvre une période de négociation autour d’une dette de 60,7 millions d’euros, tandis que les établissements régionaux continuent d’accueillir leurs clients.

ProNoïa en difficulté : cinq restaurants KFC concernés en Franche-Comté

Le tribunal de commerce de Bordeaux a placé ProNoïa en procédure de sauvegarde, après des difficultés financières liées à l’accumulation de dettes. Le groupe fait partie des principaux franchisés de KFC et exploite une quarantaine de restaurants en France.

En Franche-Comté, les cinq établissements concernés se trouvent à Vesoul, Belfort, Besançon Châteaufarine, Pontarlier et Dole. Ils sont rattachés à la filiale ProNoïa Centre-Est : cela les relie à la situation du groupe, sans signifier pour autant qu’une fermeture est annoncée.

Quels établissements de la région sont concernés ?

La liste dessine un réseau réparti entre plusieurs villes, de Vesoul à Dole. Pour les clients, le signal essentiel est que les restaurants poursuivent normalement leur activité, selon KFC France, qui décrit la démarche de son franchisé comme proactive.

La procédure concerne donc d’abord la situation financière de l’exploitant. Elle ne constitue pas, à elle seule, une annonce de fermeture ni une confirmation de suppressions d’emplois.

  • 🍗 Vesoul : un établissement du réseau ProNoïa Centre-Est.
  • 📍 Belfort : restaurant également rattaché à la filiale régionale.
  • 🏙️ Besançon Châteaufarine : l’un des cinq sites concernés.
  • ⛰️ Pontarlier : établissement inclus dans le périmètre régional.
  • 🌿 Dole : dernier restaurant franc-comtois cité parmi les sites exploités par ProNoïa.

Dette de 60,7 millions d’euros : pourquoi ProNoïa est sous pression

Créée en 2013, la filiale ProNoïa Centre-Est aurait été fragilisée par les emprunts contractés pour soutenir une expansion rapide. Le groupe avait affiché l’ambition de passer de 26 restaurants à près de 60 à l’échelle nationale d’ici 2025 : grandir vite peut renforcer un réseau, mais les remboursements, eux, ne prennent pas de pause.

La concurrence pèse aussi sur le secteur de la restauration rapide, où les enseignes spécialisées dans le poulet se multiplient. La consommation de poulet a progressé de 5,6 % en France en 2025, mais cette hausse du marché ne garantit pas que chaque franchise transforme le succès du produit en résultats financiers solides.

La procédure de sauvegarde, un temps pour réorganiser l’activité

La sauvegarde permet de geler temporairement le remboursement des dettes afin de négocier un plan avec les créanciers. Celui-ci pourrait étaler les paiements sur une période pouvant aller jusqu’à dix ans, selon les éléments communiqués sur le dossier.

Cette étape vise à éviter que les difficultés ne s’aggravent, mais elle ne règle pas tout d’un coup. Si aucun accord viable n’aboutit, une procédure de redressement, voire une liquidation judiciaire, pourrait ensuite être envisagée : c’est précisément ce que le plan de restructuration doit tenter d’éviter.

Emplois et risque de fermeture : ce que l’on sait pour les KFC franc-comtois

À ce stade, aucun calendrier de fermeture des cinq restaurants n’est annoncé. KFC France indique que les établissements restent ouverts normalement, tandis que ProNoïa cherche à adapter et restructurer son activité face à un environnement économique exigeant.

Pour les équipes comme pour les clients, l’enjeu immédiat est donc la continuité de l’activité. La sauvegarde donne du temps à l’entreprise ; la suite dépendra de sa capacité à maîtriser ses charges et à trouver un accord sur sa dette.

📌 Point à suivreSituation communiquée
💶 Dette financière60,7 millions d’euros
🍗 Restaurants en Franche-Comté5 établissements exploités par ProNoïa
👥 EmploisAucune suppression annoncée dans les informations disponibles
🚪 FermetureAucune fermeture annoncée ; les restaurants poursuivent leur activité
🧾 Étape en coursProcédure de sauvegarde et négociation d’un plan de remboursement

Le dossier se joue désormais sur la restructuration financière, pas sur une fermeture déjà actée. Pour les cinq adresses de la région, le prochain indicateur concret sera l’évolution du plan de sauvegarde et de la situation de leur exploitant.

Source: www.estrepublicain.fr